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Jaadu | Titi Robin & Faiz Ali Faiz
Jaadu | Titi Robin & Faiz Ali Faiz
Dès le premier opus, « More Angna », la profondeur de « Jaadu » est annoncée avec succès. Rappelant les grandes heures de l’inoubliable Nusrat Fateh Ali Khan, ce disque ou plutôt cette œuvre, rassemble tout ce qu’un album de musique du monde peu recouvrir de bon et de virtuose. Ecrin réunissant en particulier deux artistes aventuriers au cœur de gitan, Faiz Ali Faiz et Titi Robin, le duo s’accompagne d’un ensemble solidement charpenté.
Joji Hirota & Hiten Ryu Daiko | Japanese Drums
Joji Hirota & Hiten Ryu Daiko | Japanese Drums
Composé de huit titres, le nouvel album du percussionniste japonais Joji Hirota est un appel à la créativité dans la tradition du tambour japonais, le taiko. De la technicité à la qualité des compositions, l’effort de Joji Hirota se situe dans la volonté de préserver la tradition - étroitement liée à la musique folklorique japonaise d’antan, aux religions bouddhiste et shintô, ainsi qu’à l’art théâtral Noh et Kabuki - et de créer de nouvelles mélodies et donc un style plus moderne.
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Derbouka [Darbouka, Darabouka]

Derbouka [Darbouka, Darabouka]

Derbouka [fr.] (cousine du Zarb/Tombak)


[Arabischetrommel (al.); Arabian Drum (an.); Tambor Arabio (es.); Derbouka ; Darabuka ; Darabouka ; Darabukka ; Darbucca ; Darbouka ; Darbuka ; Darrabuke ; Derboka ; Doubelek ; Domboq ; Dounbak ; Dumbak ; Dourbakke ; Tarabuka ; Tumbak (Pays Arabes, Proche Orient et Maghreb)]

[La famille des tambours-gobelet est nombreuse, en voici l'exemple pour quelques pays du monde entier : Darabuke (Albanie) Darabuka, Darambuka, Tarambuke et Tarambuka (Bulgarie) Darabukka, Derabucca, et Darbouka (Egypte) Derbekki, Drbekki, et Drbakka (Liban/Syrie) Derbocka (Maroc/Algérie) Dobouk (Hongrie) Donbak, Dombak, Tombak, Tonbak et Zarb (Perse) Doumbek (USA) Dumbelek, Darbuka et Deblek (Turquie) Gedombak (Malaysie) Khalouze Shuhai-Gata-Katamen-Taiko (Japon) Tarambuka (Yougoslavie) Tarija (Maroc) Tarabuka (Macédoine) Tablak (Tajikistan) Thon, Thab et Thap (Thailande/Cambodge) Toubeleki (Grèce) Tumbaknari (Kashmir, Inde) Ghumat (Goa, Inde)) et Jamuku (Inde du Sud) Zirbaghali (Afghanistan)]


Tambour uni-membranophone de la famille des tambours-gobelet (forme de calice).


Originaire d’Orient, du Moyen-Orient, et du Maghreb (Afrique du Nord), ce tambour fait partie intégrante de l’histoire des peuples Arabes. La Derbouka revête différentes formes, multiples noms (selon son contexte socioculturel), et différentes techniques d'utilisation (de jeu).

Son appellation serait onomatopéique et tirerait sa source dans le son que produit l’instrument ; "Dum/Doum" au centre de la peau et « Tek/Tec » ou « Tak/Tac » au bord de son pourtour. Son apprentissage étant oral à l'origine, nombreux rythmes se transmettent par la parole avant même d'être pratiqués sur l'instrument.

La derbouka se frappe habituellement avec les doigts, une partie de la main ou la main entière.

Les effets sur la peau ou le corps de l’instrument, ou bien en modifiant la pression de l’air dans le corps de l’instrument, permettent des résultats enrichissants sur le plan musical. Le vocabulaire se base sur des variations de timbres nombreuses et parfois complexes. (roulement, etc.)

Dépendant de son environnement maternel et de son époque de fabrication, l'instrument est construit soit en terre cuite (poterie, …), en métal (fonte d’aluminium,…) ou en bois (noyer,…). Le fût est traditionnellement pourvut d’une peau animale (chèvre, poisson, …) ou de plastique pour les versions plus modernes.

La derbouka fait aussi office d’œuvre en étant ornementée par des peintures, décorations incrustées, sculptures ou encore recouverte de matières diverses (mosaïque, incrustation de nacre, aspect thermolaquée…), parfois digne d'un orfèvre.

Pour les peaux naturelles, son système de tension se fait par réchauffement de la peau qui est généralement collée et attachée par de la ficelle ou des cordes de boyau, de cuir.

Sa fabrication moderne lui vaut d’être équipée, pour certains modèles, d’un système de tension mécanique implanté dans le corps de l’instrument par un dispositif de visserie. Améliorant ainsi l'accord de l'instrument et facilitant le remplacement de sa peau.

Se jouant usuellement dans la position assise, elle est posée sous le bras et repose couchée sur une jambe, mais on peut aussi observer des joueurs l’utilisant serrée entre les jambes, debout comme s’il on tenait un tambour Djembé. L'avantage de cet instrument réside aussi dans la facilité de déplacement.

Certains musiciens reconnus, comme le percussionniste turque Okay Temiz, utilisent des Derboukas de tailles importantes, d'un volume presque aussi grand qu’une conga ou un djembé.

L’utilisation de la Derbouka dans un set actuel (en condition de scène) amène le musicien à placer l’instrument sur un pied ou un support fixe, et à choisir un fût en acier plus qu'en terre cuite (souvent trop fragile).

Très présente dans le milieu des musiques du monde, les batteurs de certains groupes l’utilisent dans leur set en frappant sur la peau à l’aide de baguettes. Comme nous le montre le batteur du groupe de chanson française Léoparleur, qui use d’un set : Grosse Caisse, Tom Basse, Caisse Claire, Cymbales et Derbouka en tant que Tom.

La Derbouka est aussi retrouvée dans les styles de musiques populaires d'Europe de l'Est et dans les musiques Tziganes.

L'importance du rythme et de la percussion dans la musique arabe savante est telle que nul ne saurait se confronter à son écoute ou à son jeu, sans un minimum de connaissances. La derbouka fait partie intégrante des instruments phares de la musique orientale et moyenne orientale.



Elément(s) discographique(s) :

. "Sabla Tolo III" Hossam Ramzy
. "Sabla Tolo II" Hossam Ramzy
. "Maliétès". Maliétès Quintet. 2004. CD Audio/Autoproduction.
. "Quarante Rythmes du Moyen-Orient" - Adel Shams El-dîn en solo - 2002. CD Audio/Buda Records
. "Fis Fis Tziganes" - Okay Temiz - 1991 CD/ADD
. "Magnetic orient" - Okay Temiz - 2002 Jaro
. "Istanbul da'eylül" - Okay Temiz - 1993 La Lichère
. "Kırklareli İl Sınırı" Burhan Öçal & The Trakya All Stars feat. Smadj - Doublemoon Records/Night and day. DM20 - 2003.


Elément(s) bibliographique(s) :

Méthodes

. 1985 "La derbouka, Technique Fondamentale et Initiation aux rythmes arabes", de Philippe Vigreux, préface de Jean-Pierre Drouet. (Edition Edisud 1985 - 184 pages avec photographie. Ouvrage publié avec le concours du Centre National des Lettres.) [fr.] Prix.: environ 30,-€

. 2001 (réédition), "Méthode de Derbouka", de Behnan Goçmez (2001 Editions Mel Bay Pub - 56 pages - CD) [fr., an., al.] Prix.: environ 30,-€. Plusieurs éditions disponibles, avec ou sans CD.

. 2003 The Art of Middle Eastern Rhythm” Hagoel, Kobi. 2003. Hardback OR-TAV Music Publications ( 1ère Edition). 136 pages illustrées (22x30cm.) + 6 CD. Langues : Anglais, Hébreux, Français, Allemand, Espagnol. (Prix : $72) ISMN 67500-002-3 / ISBN 965-505-029-7

. 2006 « La darbouka – Avec Ali Alaoui. Méthode d’Initiation. Percussion du Monde Arabe » | 2 DVD PAL 4/3 Couleur (Toutes Zones) 2006 | Editions Improductions (France), Collection « Le Salon de Musique ». Distribution France : ID Music | Livret : 112 pages (anglais, français). Durée totale : 150 mn. | EDV937/CV0057

Les musiques du monde arabe

    . Christian Poché , "Musiques du monde arabe. Écoute et découverte", Paris, Institut du Monde Arabe, 1996 (1ère éd. : 1994), accompagné d'un CD.

    . Christian Poché, "La musique arabo-andalouse", Arles : Cité de la musique / Actes Sud (Série « Musiques du monde »), 1995, accompagné d'un CD.

    . Salah el-Madhi, "La musique arabe", Paris, Alphonse Leduc, 1972.

    . Simon Jargy, "La musique arabe", Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », n°1436, 3ème éd., 1988 (1ère éd. : 1971).

    . 'Touma' Habib Hassan, "La musique arabe", Paris, Buchet / Chastel, coll. « Les Traditions de l'Institut International d'Études Comparatives de la Musique », 1996 (1ère éd. : 1977).

    . Nadir Marouf, (dir.), "Le chant arabo-andalou", Paris : L'Harmattan, 1995.

    . Mohamed Belghazi (dir.), "Instruments des musiques populaires et de confréries du Maroc". Fragments de musées, Aix-en-Provence : EDISUD, La croisée des chemins, 1998.


Annexe(s) :

. Le joueur de Derbouka se nomme généralement le "drâbkî".

. Quelques "Drâbkî" célèbres : Abdel Khalek Assan - Abd al Ahad Amri, Maroc - Saïd Mohammed Aly - El Karnak - Adel Shams El dîn, Egypte - Burhan Öçal - Ekrem Bagi - Okay Temiz, Turquie - Tony Anka et Rony Barrack (Liban) - Ali Alaoui (Fès/Maroc).

. Noms de quelques rythmes traditionnels : Masmùdî kabîr (ou grand Masmudi) ; Malfouf ou Barouel ; Darbfath (période ottomane, 176 mesures) ; Allâwî ou Bedoui Oranais ; Zendalî ; Sofiane ; Jorgina ; Soudassi ; Dour-Hindi ; Bassit ; Alaj.

. Nom du 1er temps ou Unité de temps : Zamân awwal.

Multimédia

Rythmes enregistrés au format .pcc du logiciel Percussion Studio.




© 2002-2006 Jimmy Braun





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