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Percussions.org Le forum de toutes les Percussions !
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manuelito


Inscrit le: 25 Aug 2007 Messages: 12
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Posté le: 31 Jan 2008 21:54 Sujet du message: |
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Chers amis poètes..
J'aime et admire votre point de vue; peut être plus proche de celui de Philippe que de François, cependant ma pensée est plus bassement matérielle.
François tu as raison peut être que plutôt que "travail" le mot "pratique" eut été plus approprié.
Oui je pense que la musique est en chacun de nous. En effet, il existe une autre théorie qui dis que la musique "idéale" est comme imprimé en négatif dans notre cortex musical et que depuis de millénaires l'homme est à la recherche de la forme qui comblera ses attentes.
En effet je crois fermement à l'importance du point de vue de la neuropsychologie sur le cortex musical. L'étude de son existence, prouvée, met en évidence les cas d'"amusie" (une aphasie de la musique ça existe; François je les met là ceux qui, même avec de l'acharnement, ne parviennent à aligner trois notes).
De même, cette sensation de vide/que ça vient d'ailleurs que ressentent les grands virtuoses quand ils jouent, ne serait juste qu'une liaison direct entre cortex musical et cortex moteur; à force de travail conditionnement l'information à exprimer n'a plus besoin de passer par le lobe frontal (siège de la conscience humaine).
Il existe quantité d'études, thèses, articles scientifique à ce sujet, excellents à consulter quand on veut mener une réflexion sur ces sujets (apprentissage musical, sens musical, mémoire musical, différence inter culturelles etc..)
D'ailleurs pour me détendre de mon job de musicien je lis, en ce moment, un livre passionnant pile poile le sujet du débat (cqfd mais où est la musique?)
"naissance et développement du sens musical" de Deliège et Sloboda (edition puf)
Moins poétique mais tout aussi passionnant..
Bien à vous |
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François Kokelaere


Inscrit le: 24 May 2002 Messages: 331 Localisation: Planète Terre
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Posté le: 31 Jan 2008 23:51 Sujet du message: |
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Salut Manuelito,
Des théories, il en existe des centaines et peut-être autant qu’il y a de musiciens mais tout le problème en fait est la pratique. Comment faire pour jouer mieux ou tout du moins pour avoir une appréhension qui nous satisfasse de la musique ? Valeur complètement relative et sujette à l’appréciation de chacun. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas… Toutes les théories du monde ne servent à rien si elles ne nous permettent pas de résonner ensemble.
La théorie du « cortex musical » est extrêmement convaincante, solide, d’autant qu’elle a été établie par des scientifiques et ceci dit, elle peut étayer ma conception du « vide résonnant » si on y regarde bien car si, c’est dans cet état « d’inconscience » que ressort tout l’acquis des heures de travail, pourquoi pas. Mais cette théorie reste dans la limite de la science, du quantifiable et du raisonnable et ne répond pas à l’extraordinaire, au « sabou » des Malinkés, au masque qui vole du Voudoun, et à toutes ces choses que la culture occidentale réfute en bloc.
La musique est une science, la musique est une métrique mais la musique est aussi un rêve et l’artiste n’est pas seulement qu’un « metteur en notes », il peut être aussi un « metteur en rêves ». De plus, le percussionniste est rebelle, naturellement, viscéralement, c’est même pour cela qu’il a été attiré par les percussions. C’est sa force et c’est sa faiblesse, c’est ce qui fait sont charme… mais c’est aussi ce qui ouvre la porte à tous les subterfuges, toutes les escroqueries, toutes les approximations mais aussi à toutes les poésies. Et Dieu sait combien nous avons besoin de poésie dans ce monde de brute.
La science m’intéresse, mais ses limites m’enferment.
La poésie me passionne car elle n’a pas de limites… autres que les miennes.
Chacun choisit sa route.
Celle, droite du confort scientifique et du rationnel.
Celle spiralée de la poésie et de l’irrationnel.
Amis poètes, bonsoir, tout le monde au lit. Extinction des feux… |
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| Mais qui est François Kokelaere ? |
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Philippe Fouchard


Inscrit le: 13 Aug 2004 Messages: 442
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Posté le: 01 Feb 2008 6:57 Sujet du message: |
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Bonjour François !
Grand coquin !
Le spirituel, ça n’évoque pas grand-chose pour toi !!!?
Tu es comme le poisson qui se demande ce que l’océan peut bien être.
A mon sens nous sommes depuis le début de notre échange dans cette dimension spirituelle de la pratique des percussions.
Je reprends les mots avec lesquels tu termines ta première expression écrite :
« La grâce est un état de renoncement total.
La grâce est un état de vide qui apparait quand le musicien a enfin renoncé à lui-même. Quand il ne joue plus mais qu’il « se laisse jouer ». Quand il se met enfin, au service du vide.
La grâce est la manifestation du vide interne, la manifestation très concrète de l’ouverture du canal ».
Ton idée de résonance, de « vide résonnant » inspiré par le vieux maître chinois de ta compagne est à mon sens de l’ordre du spirituel et de comment se relier à quelque chose qui nous dépasse pour en être le « canal », la manifestation très concrète.
Bon… où en sommes nous ?
« La grâce est un état de vide qui apparait quand le musicien a enfin renoncé à lui-même. Quand il ne joue plus mais qu’il « se laisse jouer ».
L’état recherché est donc la grâce.
L’objectif est de renoncer à soi même.
Le but, « se laisser jouer et se mettre enfin au service du vide ».
Bon, le poête que je suis va « enfiler le costume », « habiter tes mots", mais à ma façon.
Nous avons juste à accepter l’hypothèse du « fond de vie ». Il y a un élan vital qui fait pousser une petite plante verte au milieu d’une dalle de béton.
Pour fréquenter la grâce et avoir quelques rendez-vous avec elle, il nous faut plusieurs choses.
Je vais prendre un modèle pour m’expliquer.
Dans un premier temps, je suis inconscient et incompétent , c’est-à-dire que je ne connais pas les percussions, j’ignore même l’existence des percussions et je ne sais pas en jouer.
Dans un deuxième temps, je découvre les percussions et je kiffe grave un instrument mais je ne sais pas encore en jouer, je suis conscient mais incompétent.
Nous sommes d’accord sur le fait qu’avant de renoncer à soi même il nous faut être quelqu’un.
C’est-à-dire, avoir suffisamment travaillé la technique de son instrument pour qu’elle soit pleinement intégrée au point de pouvoir l’oublier ou : être tombé dedans étant petit et avant même la naissance et grandir dans une culture favorisant un accès à l’inconscient collectif. Pour ma part c’est loupé, je suis né à Versailles. Il ne me reste donc que le travail.
Donc après un travail d’au moins dix bonnes années d’apprentissage technique de mon instrument me voici conscient et compétent. Moment de fierté ! Je suis conscient que je joue grave de chez grave. L’ego hisse son étendard.
Dans un troisième temps, je joue beaucoup depuis un bon moment et n’ai plus vraiment conscience des détails de mon jeu, beaucoup de choses sont devenues habituelles et je ne me rends plus bien compte. J’ai même une tendance parfois à surjouer ou jouer toujours plus ou moins les mêmes trucs, je suis de nouveau inconscient mais toujours compétent.
Le quatrième temps est une réappropriation de mon expérience suite à un déclic, un événement ou une démarche personnelle ou souvent grâce à l’enseignement pour ceux qui ont choisi cette voie. Expliquer à quelqu’un comment je fais m’oblige à reprendre conscience de ma façon de faire, à remettre de la conscience là où il n’y en avait plus, à remettre du mouvement là où ça c’était immobilisé, figé. Peu importe le déclencheur, me voici donc en train de me regarder faire dans un premier temps pour transmettre dans un deuxième. Dans ce « je me regarde agir » il y a, pour moi, la naissance d’une dimension spirituelle.
Cette conscience de moi en train de jouer peut être le début d’un autre travail où je vais apprendre à débrancher mon mental, à « m’écarter du chemin » dirait le vieux maître chinois.
Débrancher le mental, faire le vide et je vais « devenir du corps », je vais fertiliser ce vide avec la conscience de mon corps qui joue. Je vais développer de plus en plus cette conscience immédiate et implicite à la fois de mon environnement et des sensations, émotions qui accompagnent mon jeu et je vais doucement mais surement contacter quelque chose qui pousse, que je ne situe pas uniquement à l’intérieur de moi mais aussi entre nous, ce que nous avons reconnu comme « fond vital » et son jaillissement. Ce jaillissement n’est autre que le rythme, mouvement de l’espace et du temps, il est la dimension dans et par laquelle la vie prend forme. Il ne tourne jamais rond, il n’est jamais le retour du même mais du semblable, il n’est jamais répétition mais renouvellement.
Alors pour un instant je peux renoncer à moi-même, oublier mon égo, qui je suis et dans la conscience immédiate et implicite de ce qui est là, me laisser guider spontanément d’instant en instant dans ce jaillissement, dans un ressenti relié à la source et dans ce moment de grâce, être un canal et témoigné dans la grandeur de la vie. Dans cette présence à moi et au monde, j’ai alors l’impression de joué et d’être joué. Je suis en mode moyen, actif et passif à la fois, acteur et spectateur à la fois et au service d’un vide fertile plein de sensations, d’émotions. Mon corps est à la fois sonde et antenne et ce qui domine dans cette expérience c’est le sentiment d’être vivant, juste et relié. C’est dans cette expérience que le percussionniste a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.
Je terminerais en bon moine zen en rappelant que cette théorie à deux balles n’est qu’une fiction, d’ailleurs toute théorie n’est qu’une fiction parmi d’autres fictions, mais que c’est au travers de ces fictions que nous essayons de donner du sens à notre expérience.
Tout ceci est ma poésie, notre poésie et n’a que de loin à voir avec le réel, celui d’avant les mots. Seul compte, comme tu le dis si bien François, le fait de « bousculer les habitudes et les certitudes, tenter de définir l’indéfinissable, tenter de comprendre l’incompréhensible, échanger nos impressions, nos sensations (même l’agressivité). Ces mots vont nous permettre de nuancer certaines choses ou de les préciser et vont, à coup sûr, nourrir et mûrir notre réflexion.
Bon vide.
Phil |
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| http://www.myspace.com/philippefouchard |
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manuelito


Inscrit le: 25 Aug 2007 Messages: 12
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Posté le: 01 Feb 2008 13:01 Sujet du message: |
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| François Kokelaere a écrit: |
Chacun choisit sa route.
Celle, droite du confort scientifique et du rationnel.
Celle spiralée de la poésie et de l’irrationnel.
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Je ne pense pas que le chemin scientifique soit droit. Bien au contraire c'est la remise en cause permanente d'une vérité fuyante.. totalement inconfortable, épuisant car il mène au doute et parfois à l'irrationnel qui n'est, à mon avis, que la limite de notre compréhension humaine mon cher François.
Pour ce qui est de jouer mieux et ensemble, la rationalisation de la musique par le langage qu'il soit oral ou écrit, nous permet de nous comprendre plus facilement et de créer une musique commune à tout un groupe de gens. Cette rationalisation est scientifique, chanter un rythme pour l'apprendre lire une partition, entendre comprendre.. tous ces codes et mécanismes sont scientifiques et rationnels.
Prenons pour exemple la poésie: n'est ce pas là aussi un fruit de la rationalisation de l'esprit humain:
Différents type de rimes ont été soigneusement sélectionnés,
La longueur des pieds vers strophes finement calculés, équilibrés,
Chaque mots par son sens, sa sonorités est pesé testé,
Les règles de syntaxe, les conjugaisons, la grammaire, sublimées..
Les règles de l'équilibre, le nombre d'or, les proportions, la logique, c'est la science qui les a mis en valeurs depuis l'antiquité. On les retrouve partout ces choses.
L'équilibre est scientifique et à mon sens s'oppose au chaos. |
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François Kokelaere


Inscrit le: 24 May 2002 Messages: 331 Localisation: Planète Terre
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Posté le: 01 Feb 2008 16:24 Sujet du message: |
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Mon cher grand Manitou Philippe,
Les choses avec toi deviennent tellement claires, qu'elles en paraîtraient presque évidentes. Pas mieux... merci de cet éclairage limpide, concis et précis, merci aussi de sa relativité qui laisse les portes ouvertes vers l'inconnu et vers un ailleurs si prometteur. Tu nous as fait grandir Grand Chef Indien et rien que pour ça, tu auras droit à un totem dans mon jardin (un pied de tomates au printemps...).
J'ai lu dans ton cv (myspace) que nous nous serions déjà rencontrés lors d'une époque lointaine (les années 80?) où nous jouions les gros bras avec mon compère Ahmed et où nous étions de jeunes et beaux percussionnistes prêts à bouffer du lion.
Le chêne serait-il devenu un frêle roseau qui plie mais ne rompt pas? |
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| Mais qui est François Kokelaere ? |
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François Kokelaere


Inscrit le: 24 May 2002 Messages: 331 Localisation: Planète Terre
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Posté le: 01 Feb 2008 16:49 Sujet du message: |
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On a décidemment du mal à se comprendre, mon cher Manuelito.
Dès qu’on aborde un sujet, tu le rationalises aussitôt.
Je lâche le mot « poésie » et tu parles de :
| Citation: | « La longueur des pieds vers, strophes finement calculés, équilibrés, Chaque mot par son sens, sa sonorités est pesé, testé,
Les règles de syntaxe, les conjugaisons, la grammaire, sublimées… » |
là, on ne s’en sortira pas.
Et après que tu aies asséné :
| Citation: | | « Les règles de l'équilibre, le nombre d'or, les proportions, la logique, c'est la science qui les a mis en valeurs depuis l'antiquité. On les retrouve partout ces choses. L'équilibre est scientifique et à mon sens s'oppose au chaos. » |
je peux mesurer ce qui nous sépare dans cette phrase définitive.
Là aussi, nous n’allons pas partir sur les diverses théories du chaos.
Je laisserai le mot de la fin à l’excellente Cédricia MAUGARS dans le résumé pertinent qu’elle fait du livre dont tu parlais « Naissance et développement du sens musical » sous la direction d'Irène Deliège et de John A. Sloboda, PUF, 1995. »
http://www.cedricia.com/Doc/sloboda_deliege.pdf
« Pourtant, des interrogations restent sur la répartition entre l’inné et de l’acquis : peut-on tout expliciter dans le développement cognitif et artistique à partir du contexte socioculturel, familial, ou éducatif qui, certes, occupe pourtant une place prépondérante? Cela fait encore partie des mystères obscurs de l’homme... »
J’aime la phrase « Cela fait encore partie des mystères obscurs de l’homme...» qui venant de la part d’une scientifique, laisse la porte ouverte à l’impondérable… et à la poésie !!!
Allez, bon équilibre et laisse-moi à mes rêves de chaos poétiquo-musical… Cela a été un plaisir de converser avec toi.
Au plaisir de te retrouver sur le web.
Bien cordialement. |
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| Mais qui est François Kokelaere ? |
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Philippe Fouchard


Inscrit le: 13 Aug 2004 Messages: 442
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Posté le: 01 Feb 2008 18:00 Sujet du message: |
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Salut François,
Nous nous sommes rencontrés à l'époque Léo Lagrange avec Barbara. Super stage en Normandie dans un beau château...
A bientôt !
Phil |
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| http://www.myspace.com/philippefouchard |
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manuelito


Inscrit le: 25 Aug 2007 Messages: 12
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Posté le: 01 Feb 2008 18:13 Sujet du message: |
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ok François , je l'avoue je suis sceptique quand à ton point de vue et au mien..
Cette discution m'a permis d'avancer dans ma reflexion.
Au plaisir |
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Lionel Tessier


Inscrit le: 20 Jan 2004 Messages: 220 Localisation: Besançon
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Posté le: 01 Feb 2008 21:16 Sujet du message: |
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Merci pour ces échanges...
Ca change de "tu met quoi comme peau sur ton djembé? "... |
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Philippe Fouchard


Inscrit le: 13 Aug 2004 Messages: 442
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Posté le: 02 Feb 2008 6:04 Sujet du message: |
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Tiens... j’ai une autre belle histoire à raconter :
Il y a « bien longtemps » un percussionniste qui jouait des congas depuis quelques années déjà, en mal de remplissage, passait de prof en prof pour assouvir sa faim de savoir.
Un jour ou peut-être une nuit, il en rencontre un, différent des autres. Il prend quelques cours, participe à quelques stages avec lui et apprend beaucoup notamment sur les rythmes ternaires aux congas.
A la fin d’un stage en Normandie dans un grand château où pendant deux jours le prof avait animé avec une grande dame des ateliers de percussions et danse pour une vingtaine de danseuses ( ) et une vingtaine de percussionnistes, il s’approche de l’élève, lui tend une enveloppe en lui disant : « J’ai l’impression que tu n’as pas appris grand-chose pendant ce stage ». Quand l’élève ouvrit l’enveloppe, il réalisa que le prof venait de lui rembourser son stage. L’élève fut surpris et touché. Être ainsi reconnu l’apaisa. Quelle leçon ! Il venait d’apprendre ce que l’humilité et la reconnaissance ont de bon pour l’autre.
Ce prof s’appelait François et quelque part, je reste son élève.
Phil |
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| http://www.myspace.com/philippefouchard |
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